Nous voulons assurer la durabilité de l'écosystème.

Ecologie 2019

Le Segment I souhaite garantir la qualité de vie des générations d’aujourd’hui et de demain. Nous priorisons les recours aux ressources renouvelables et visons leur sauvegarde à long terme.

Quant aux ressources épuisables, nous évitons de les utiliser ou tentons de les ménager et de les recycler si elles s’avèrent indispensables. L’efficacité des ressources est notre engagement, ainsi nous exploitons le sol, l’eau et l’énergie avec parcimonie. Nous privilégions les cycles de matières fermés, autrement dit le recyclage intégral. Les émissions (gaz à effet de serre, bruit, odeurs, etc.) sont évitées ou réduites de manière à ne pas franchir le seuil de tolérance naturel de l’écosystème. Nous favorisons la biodiversité et protégeons le paysage. S’engager pour la qualité de vie des générations de demain signifie pour nous garantir, à l’avenir, la capacité de régénération de l’écosystème de cette terre.

Eau

Les besoins en eau sont en hausse partout dans le monde, et de nombreuses régions sont déjà menacées par une grave pénurie d’eau aujourd’hui. Même si, comparée à d’autres pays, l’eau est disponible en assez grandes quantités en Suisse, elle représente toutefois pour nous un aspect de développement durable important. En l’occurrence, nous établissons une distinction entre la consommation d’eau interne et la consommation d’eau en amont.

Notre entreprise a besoin de beaucoup d’eau dans nos processus de production et pour les travaux de nettoyage. Concrètement, nous utilisons chaque année 0,1% de l’eau potable de la Suisse. C’est un chiffre élevé, dont nous avons pleinement conscience. Nous avons d’autant plus conscience que nous devons réduire notre consommation d’eau. D’ici 2020, notre souhait est de consommer 6,7% d’eau en moins par tonne produite au sein du Segment I. 


En 2019, la consommation d’eau absolue chez Micarna a augmenté de 0.5%.

absoluter Wasserverbrauch

 

La consommation d’eau par tonne produite a également légèrement augmenté (+1%). Nous n’avons donc pas atteint notre objectif pour 2019. Il n’est plus réaliste non plus que nous atteignions notre objectif de 9,5 m³ d’eau par tonne produite à Micarna SA d’ici 2020. Diverses mesures d’économie d’eau ont certes pu être mises en œuvre ces dernières années, mais les effets positifs de ces mesures ont été annihilés par des développements contraires. Il faut continuer de déployer de gros efforts et d’opérer de gros investissements pour réduire durablement notre consommation d’eau.

 

spezifischer Wasserverbrauch

 

 

Cela dit, nous accordons de l’importance non seulement à la quantité d’eau que nous consommons dans nos propres locaux, mais aussi à la quantité consommée aux niveaux en amont de notre chaîne de valeur. Les cultures d’aliments pour animaux, notamment, qui sont nécessaires pour l’élevage des animaux transformés chez Micarna, sont très gourmandes en eau. Étant donné que les aliments pour nos animaux proviennent dans des proportions non négligeables de l’étranger, notre consommation d’eau en amont s’effectue par conséquent en grande partie également à l’étranger. 


Nous avons ainsi identifié les matières premières gourmandes en eau provenant de régions soumises au stress hydrique et tentons de renoncer à long terme aux matières premières correspondantes. 

Climat

Les émissions globales de gaz à effet de serre dues aux activités humaines sont en hausse constante depuis l’ère pré-industrielle, et entraînent des changements climatiques. Près de 40% des émissions de gaz à effet de serre causées par l’homme sur la planète sont dus à la production et la transformation, au transport, à la consommation et à l’élimination de denrées alimentaires.

Les produits de Micarna ont également un impact lourd sur le climat tout au long de la chaîne de valeur. Que ce soit pour les cultures d’aliments pour animaux, l’élevage des animaux, au cours du processus d’abattage et de transformation ou dans le cadre du transport des marchandises chez les clients, les activités économiques de notre entreprise laissent des traces. En l’occurrence, les émissions en amont et en aval dépassent nettement les émissions causées directement par Micarna. C’est pourquoi nous tenons beaucoup à réduire la consommation énergétique dans l’entreprise mais aussi en amont et en aval, de même que les émissions de gaz à effet de serre tout au long de la chaîne de valeur. Ainsi, nous nous sommes fixés des objectifs contraignants dans les domaines de l’énergie et du climat, qui sont basés sur les directives des cantons et de la Confédération, et qui ont été convenus avec l’AEnEC (Agence de l’énergie pour l’économie).

Les objectifs de notre stratégie énergétique sont clairs: nous voulons réduire la consommation d’électricité de Micarna SA de 9,8% et la consommation de chaleur de 22,9% par tonne produite (année de référence: 2010). Grâce à des analyses énergétiques systématiques, nous identifions en permanence de nouveaux potentiels de réduction et nous focalisons en l’occurrence sur trois domaines:

  • sur des optimisations de processus comme par exemple avec la récupération de chaleur, 
  • sur la modification de l’infrastructure, par exemple avec le passage permanent à des sources de lumière à LED,
  • et sur des mesures architecturales comme par exemple la rénovation et l’isolation de l’enveloppe des bâtiments.

 

Notre couvoir, ouvert au printemps 2019, en est un bon exemple. Celui-ci convainc non seulement par son niveau élevé de bien-être animal, mais le thème de l’énergie y est aussi fondamental. Nous utilisons l’air évacué des couveuses chauffées à 37 degrés pour chauffer l’air provenant de l’extérieur. Grâce à l’utilisation d’une pompe à chaleur, nous pouvons récupérer l’énergie générée par la production de froid pour le processus de chauffage. Une installation photovoltaïque d’une surface de 400 mètres carrés positionnée sur le toit couvre le reste des besoins énergétiques de tout le couvoir, et elle pourra être agrandie à l’avenir si besoin.
La mise en œuvre d’un gros projet dans la centrale frigorifique sur le site de Courtepin a montré ces premiers succès en 2019. D’autres grands chantiers n’ont cependant pas pu être réalisés, et certains projets prévus n’ont pas montré leur efficacité. La consommation d’électricité absolue de l’ensemble du Segment I a augmenté de 1% en 2019 par rapport à l’année précédente.

 

absoluter Energieverbrauch

 

Avec une augmentation de la consommation absolue d’énergie accompagnée d’une baisse de production, la consommation d’électricité par tonne produite a augmenté de 2,2% en 2019. Nous n’avons pas pu nous améliorer non plus en 2019 pour ce qui est de la consommation de chaleur : tant la consommation de chaleur absolue (+ 1,8%) que spécifique (+2,6%) ont légèrement augmenté. Les objectifs 2020 en matière de consommation d’électricité ne pourront plus être atteints. 

 

spezifischer Stromverbrauch

 

spezifischer Wärmeverbrauch

Micarna SA espère encore atteindre son objectif de chaleur, car l’écart par rapport à celui-ci est relativement faible et, grâce à un projet plus important, l’objectif pourrait être réalisé à temps d’ici 2020.

Quiconque produit beaucoup de chaleur et d’autant plus avec du gaz naturel comme c’est le cas chez Micarna, génère également beaucoup d’émissions de CO₂. Dans ce contexte, nous nous sommes fixé pour objectif de mieux fermer les cycles thermiques et de réduire de 18% nos émissions de CO₂ dues à la chaleur d’ici 2020 pour Micarna SA par rapport à l’année de référence 2010.


Outre les émissions générées par la production de chaleur, les émissions dues aux fluides frigorigènes sont également une préoccupation chez Micarna. Pour garantir le refroidissement permanent de nos denrées alimentaires pendant le processus de transformation et lors du stockage, Micarna a besoin d’un système de refroidissement complet. Certains des fluides frigorigènes utilisés actuellement affichent un fort potentiel d’émissions de gaz à effet de serre. Dans ce contexte, il est important pour nous d’identifier les fuites dans notre circuit de réfrigération et de les éliminer. La maintenance des installations revêt ici une grande importance. Dans le même temps, nous nous efforçons en permanence de remplacer les fluides frigorigènes particulièrement nocifs pour le climat qui existent par des fluides frigorigènes affichant un faible potentiel d’émissions de gaz à effet de serre, ainsi que par des fluides frigorigènes naturels. À long terme, nous voulons faire fonctionner 100% de notre circuit de réfrigération avec des fluides frigorigènes naturels. Notre objectif est d’atteindre une réduction de 89,9% des émissions de gaz à effet de serre dues aux fluides frigorigènes d’ici 2020. En chiffres absolus, cela correspond à atteindre une valeur cible pour Micarna SA de 100,2 t CO₂ eq..


Les émissions de CO₂ directes en 2019 s’élevaient à 8343 tonnes CO₂ eq. Les émissions de CO₂ dues à la production de chaleur ainsi qu’à la libération de fluides frigorigènes sont incluses dans ce chiffre. 


Si les objectifs en matière de gaz à effet de serre provenant de la chaleur pour 2019 et 2020 ont déjà été atteints, nous avons déjà fait quelques progrès depuis 2010 en ce qui concerne l'impact climatique des gaz à effet de serre libérés par les pertes de réfrigérant, mais il y a encore des progrès à faire. En coopération avec Migros, une nouvelle stratégie en matière de fluides frigorigènes a été adoptée en 2018, que nous avons déjà mise en œuvre en partie en 2019.


Micarna SA a déjà atteint son objectif en ce qui concerne les émissions directes de CO₂. Grâce à la surveillance, les données des émissions directes de CO₂ sont actuellement enregistrées dans nos filiales Lüchinger et Schmid afin de fixer des objectifs ambitieux pour le proche avenir.

 

direkteTHG

 

De plus, nous souhaitons à l’avenir utiliser de plus en plus de sources énergétiques alternatives. Notre vision à long terme est l’approvisionnement à 100% de tous nos sites en énergies renouvelables. 


Micarna possède déjà sa propre petite centrale électrique. 112 panneaux solaires sont installés sur 180 m² de toiture sur le site de Micarna Bazenheid. Cette installation nous permet de produire environ 30 000 kilowatts-heure par an. Comparé à la consommation annuelle d’électricité de Micarna SA, cela signifie certes actuellement une couverture de seulement 0,4%, mais l’installation des panneaux solaires est une pièce importante du puzzle sur le chemin d’un avenir avec 100% d’énergies renouvelables. Les expériences que nous accumulons à Bazenheid nous aideront à installer d’autres panneaux solaires. Des directives internes nous obligent à examiner la réalisation d’une installation photovoltaïque pour tous les toits neufs ou à rénover. Ainsi, par exemple, des panneaux solaires ont été installés sur le nouveau couvoir à Avenches.


Ainsi, depuis l’année dernière, nous avons pu récupérer de l’énergie solaire sur les 400 mètres carrés de surface totale.
 

Lorsque nous parlons d’émissions de gaz à effet de serre chez Micarna, nous ne devons pas oublier qu’une grande partie de nos émissions n’ont pas lieu directement chez nous, mais dans des processus en amont, concrètement lors de la production de nos matières premières principales. En tant que transformateurs de viande, nous nous penchons intensivement depuis des années sur les répercussions de la production de viande. Une étude élaborée par Agroscope sur les émissions Scope 3 de nos principaux systèmes de production (poulet Optigal, porc TerraSuisse et bœuf TerraSuisse) a révélé que le plus fort impact environnemental au sein de notre chaîne de valeur réside dans la production d’aliments pour animaux et dans la détention des animaux. Notamment en ce qui concerne les bovins, la détention d’animaux à la ferme pèse fortement dans la balance en raison des importantes émissions de méthane. Considérés sur l’ensemble des espèces, l’abattage et la transformation dans les entreprises Micarna ainsi que les transports et le matériel d’emballage ne représentent qu’une petite partie de l’impact environnemental. Ces constatations nous aident à améliorer nos systèmes de production. Nous les intégrons dans notre stratégie d’approvisionnement et la conception de nos programmes labels. Nous avons ainsi la possibilité d’influencer également les émissions en amont ou «importées».

 

THG Wertschöpfungskette

En interprétant ces données, il faut constamment garder en tête qu’il s’agit ici exclusivement d’aspects relatifs aux émissions de gaz à effet de serre. D’autres aspects importants doivent également être pris en compte pour une évaluation de la durabilité dans son ensemble. Par exemple, il faut bien ancrer le fait que l’élevage bovin émet certes beaucoup de gaz à effet de serre, mais qu’à la place, les bovins valorisent l’herbe et le foin, une matière première qui ne peut pas être utilisée directement par les êtres humains. Dans un pays comme la Suisse et dans lequel, pour des raisons liées à la topographie et au climat, de nombreuses surfaces ne conviennent pas pour la production de grandes cultures et ne peuvent donc pas être utilisées directement pour l’alimentation humaine, une utilisation de ces surfaces par les ruminants (bovins, ovins, caprins) est judicieuse. De plus, des systèmes basés sur les pâtures remplissent d’importantes fonctions pour la société. Ils contribuent par exemple au maintien de la biodiversité et à des paysages culturellement appréciés, ou encore à la diminution de la dépendance de ressources importées. 


D’autres émissions se produisent en amont lors de l’abattage dans nos abattoirs partenaires. C’est pourquoi nous tenons beaucoup à soutenir des projets de réduction d’émissions également à ce niveau de la chaîne de création de valeur. Par exemple, un chauffage aux copeaux de bois a été inauguré en 2019 dans l’abattoir St. Gallen AG (SBAG) dans lequel Micarna est impliquée. Ce chauffage aux copeaux de bois remplace un chauffage au mazout et permet d’économiser 3000 tonnes de CO₂ par an.

Outre les émissions directes et indirectes dues à l'élevage, le transport aérien est une autre source importante d'émissions de gaz à effet de serre générées indirectement par Micarna. Dans le cadre de sa stratégie de développement durable, Micarna s'est fixée comme objectif de ne pas développer davantage le transport aérien d'ici 2020 par rapport à 2012. La raison de nos transports aériens est le grand appétit des consommateurs suisses pour les morceaux fins d'agneau, de bœuf et de gibier. La demande de pièces précieuses telles que les morceaux de rognons ou les filets dépasse nettement l'offre suisse, ce qui nous oblige à nous tourner vers l'étranger. Les principaux fournisseurs d'agneau, de bœuf et de gibier fin sont situés en Australie / Nouvelle-Zélande ainsi qu'aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Pour des raisons de qualité et de durabilité, les pièces précieuses de ces pays sont généralement importées par voie aérienne. 


Afin d’atteindre son objectif, Micarna a pris diverses mesures pour limiter le transport aérien : 

  • De plus en plus d'articles nobles sont importés d'Europe plutôt que d'outre-mer.
  • Les pièces nobles sont de plus en plus transportées par bateau et par route plutôt que par avion.
  • Les émissions provenant des importations d'avions sont compensées. 

 

Grâce à ces mesures, nous avons pu obtenir des résultats satisfaisants et les transports par avion ont diminué pour la quatrième année consécutive. En 2019, nous avons transporté par avion 10% de marchandises de moins qu’en 2018, ce qui a permis d’économiser env. 1500 tonnes de CO₂ eq. Nous avons ainsi d’ores et déjà largement dépassé l’objectif pour 2020. 

 

Flugtransporte