Un engagement durable est une condition préalable pour être compétitif à long terme face à la rareté des ressources.

Economie 2019

La Micarna vise le succès à long terme. Seule la réussite commerciale de l’entreprise lui donne les moyens de se renouveler en permanence, de financer des innovations et de garantir ainsi sa compétitivité.

Seule une activité économique florissante permet de verser des salaires équitables et d’offrir des perspectives professionnelles aux collaborateurs. Et seule une entreprise prospère est à même d’assurer à ses clients une plus-value et de réels avantages. Viser la rentabilité n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’atteindre les objectifs.

Performance de marché de Micarna

Nous poursuivons une croissance ciblée avec des produits durables, car ceux-ci font partie du cœur de métier de notre entreprise et sont générateurs de croissance. La plus grande valeur ajoutée pour l’entreprise et la société en général est créée lorsque des produits, fabriqués selon des critères les plus écologiques et socialement responsables qui soient, couvrent un marché aussi vaste que possible. Grâce à la conception d’un assortiment, de nouveaux développements, d’innovations et d’une commercialisation adaptée, il est possible d’influencer le portefeuille de produits durables (en particulier de produits labellisés).

En 2019, nous avons abattu dans notre abattoir de Courtepin 31,1 millions de poulets. Dans notre abattoir de Courtepin et nos exploitations partenaires à Bazenheid, Gossau, Hinwil, Estavayer-le-Lac et Clarens, 652 314 porcs, 66 767 animaux d’étal et de rente, 36 117 veaux ainsi que 14 362 moutons et cabris ont été abattus. 

Schlachtzahlen

 

Même si Micarna évolue actuellement sur un marché en stagnation, notre chiffre d’affaires a augmenté en 2019. Cette croissance s’explique essentiellement par la demande accrue en viande de volaille et en viande d’animaux labellisés. En 2019, nous avons transformé plus de 162 400 tonnes de viande et réalisé un chiffre d’affaires de 1679,1 millions de francs suisses. Nous comptons ainsi parmi les principaux producteurs de viande fraîche, de charcuterie, de volaille, de poisson et d’œufs de Suisse. 

 

Absatz

 

Viande

Nous sommes ravis de constater que le pourcentage du volume de ventes des produits labellisés issus de notre abattage ne cesse de progresser, favorisé en particulier par la sensibilisation des consommateurs.
 

Labelanteil Eigenschlachtungen


Grâce au développement innovant de l’assortiment durable et à la valorisation de l'assortiment existant, nous visons une nouvelle croissance dans ce domaine. Concrètement, nous prévoyons que d’ici 2020, 80% des animaux que nous abattrons proviendront de programmes labellisés (TerraSuisse, Bio ou Optigal). Avec une augmentation de 0,8% de point d’index, nous avons enregistré en 2019 une part de produits labellisés issues de notre abattage de 72.8%. En dépit de cette évolution réjouissante, cela reste encore nettement inférieur à l’objectif fixé de 80%. 
La forte croissance des achats d’animaux bio est particulièrement positive. Pour les porcs (+5%), les bœufs (+6%) et la volaille (+10%), nous avons nettement augmenté la quantité d’animaux bio abattus. Cela reflète une tendance générale à l'augmentation de la demande de produits bio. Un autre grand potentiel d’augmentation des ventes de produits labellisés reste le secteur de la restauration.


Poisson


Dans le secteur Poisson, nous nous sommes fixé comme objectif de proposer d’ici 2020 une offre de poissons composée à 100% de produits certifiés MSC, ASC ou Bio, ou encore qualifiés de recommandables ou d’acceptables par le WWF. Nous avons à nouveau atteint cet objectif en 2019; il s’agit à présent de maintenir ce niveau.

64% de nos poissons achetés sont d’origines «recommandables» ou «très recommandables».
 

Labelanteil Fisch

En 2019, 22% de nos poissons étaient certifiés MSC, 13% Bio et 25% ASC. Nous avons ainsi acheté plus de 60% de poissons labellisés.

Herkünfte Fisch

Aquacultures suisses:

La demande en produits de poisson frais et issus d’une production durable est en progression. En même temps, les populations de poissons dans nos cours d’eau diminuent. Actuellement, 10% de nos approvisionnements en poisson provient de Suisse. Afin de protéger durablement à l’avenir l’habitat et les sources d’alimentation des populations naturelles de poissons, il convient d’ouvrir de nouvelles voies vers des quantités de poissons créées artificiellement. C’est pour cette raison que le segment Viande, Volaille, Poisson et Oeufs de la M-Industrie s’est penché de manière intensive sur la reproduction et l’élevage de poissons en système de circuit fermé – avec pour objectif de produire toute l’année du poisson issu de sources durables, sans laisser de traces majeures dans la nature. Ce projet d’aquaculture qui démarrera en 2020 est mis en œuvre par Micarna à Birsfelden. Ainsi, grâce à ce système en circuit fermé, des poissons traditionnels suisses comme la féra et la perche seront issus d’élevages indigènes, sans interférer avec les systèmes naturels existants.


Œufs


Actuellement, 47% des œufs que nous achetons proviennent de Suisse. De plus, en 2019, nous avons pu faire en sorte que tous nos œufs importés soient issus à 100% d’élevages de plein air ou d’élevage au sol certifiés KAT. Concernant les œufs suisses de nos propres producteurs, nous avons l’ambitieux objectif que tous proviennent d’élevages de plein air. Pendant l’année sous revue, plus de 94% des œufs de nos producteurs étaient déjà issus d’élevages de plein air et 5,4% d’élevages biologiques. 
 

Haltungsformen schweizer Ei

 

Avec nos labels, tels que TerraSuisse, Optigal ou Bio, nous nous engageons en faveur d’une agriculture suisse respectueuse de l'environnement et des animaux et préservons de ce fait les milieux de vie naturels. Nous contribuons ainsi de manière importante à la promotion de la diversité du paysage et la biodiversité, ce qui s'avère aussi bénéfique pour les plantes rares et les animaux sauvages.

Les parts de labels des principales espèces animales issues de notre abattage peuvent être consultées sur le site Internet de Micarna.

 

Notre succès économique et la compétitivité de nos fournisseurs nous tiennent à cœur. Le fait que l’élevage représente en Suisse plus de 50% de la performance globale du secteur agricole et que Micarna assure la production suisse à hauteur d’env. 43% pour les poulets, d’env. 27% pour les porcs et d’env. 16% pour les bovins et 17% pour les veaux, fait de nous l’un des principaux partenaires de l’agriculture suisse. Une collaboration basée sur l'estime et la confiance et une rémunération adéquate sont indispensables pour nous permettre de prendre nos responsabilités en vue de préserver la capacité concurrentielle de l’agriculture suisse. 


L’accent que nous mettons sur les animaux labellisés et le développement constant du volume des ventes qui en découle apportent un soutien décisif à la capacité concurrentielle de l’agriculture suisse. Pour la valeur ajoutée qu’ils apportent en respectant les exigences de TerraSuisse, les producteurs reçoivent une prime IP-Suisse de CHF 0.20 à 0.40 par kg poids mort pour les porcs et de respectivement CHF 0.50 à 0.70 et CHF 0.20 à 0.90 par kg poids mort pour les bovins et les veaux (primes IP-Suisse 2019).


Les producteurs de nos porcs et de nos poulets figurent parmi les agriculteurs suisses aux plus forts revenus. Si l’on examine les données comptables relatives aux revenus agricoles d’Agroscope (2018), il s'avère que les revenus des exploitations orientées vers l’engraissement de porcs et de volaille gagnent 40% de plus que la moyenne suisse des revenus agricoles. Les exploitations qui combinent agriculture et engraissement de porcs ou de volaille ont elles aussi des revenus agricoles 30% supérieurs à ceux de la moyenne suisse.
 

Landwirtschaftliches Einkommen 2018

 


Dans notre cuisine test Simply-Bugs, nous travaillons depuis 2017 au développement de denrées alimentaires à base d’insectes.

Le résultat : de délicieux burgers et boulettes aux protéines d’insectes. Avec ces produits, nous souhaitons contribuer à habituer la population de notre pays à consommer des insectes et à préserver en même temps l’environnement. En tant que sources de protéines alternatives, les insectes offrent non seulement de la diversité dans nos menus, mais apportent aussi une contribution importante à une alimentation saine et durable pour une population en augmentation. La teneur élevée en protéines ainsi que les acides gras et minéraux essentiels parlent d’eux-mêmes.

En termes de développement durable, les nouveaux produits à base d’insectes peuvent offrir quelques avantages : les insectes possèdent une bonne capacité de valorisation de leur nourriture, nécessitent beaucoup moins de surface agricole utile, émettent moins de gaz à effet de serre et consomment moins d’eau que les animaux de rente traditionnels. Autre avantage: l’homme peut consommer 100% de l’insecte.

Pop-Bugs

 


L’année 2018 a été classée par le National Center for Climate Services (NCCS) comme étant la plus chaude depuis le début des relevés. Pour l'avenir également, les experts prévoient une hausse des températures et un changement du régime des précipitations. Concrètement, il faut s’attendre à un accroissement des périodes de sécheresse et des précipitations extrêmes, qui entraînent de grands risques de production pour les rendements de notre agriculture (source NCCS, 2018). Une mesure particulièrement efficace pour gérer ces risques climatiques est la diversification de l’agriculture. 


En Suisse, c'est surtout l’engraissement de volaille qui a pris ces dernières années de l’importance pour une saine diversification de l'agriculture. Comme l'engraissement de poulet offre à nos plus de 500 engraisseurs sous contrat une grande flexibilité et un revenu assuré, il constitue pour eux une opportunité bienvenue d’assurer leur diversification avec une branche de production supplémentaire et indépendante des conditions climatiques. 
 

Alois Bächler Roth, un de nos éleveurs de poulets, parle dans ce reportage de son partenariat avec Micarna.

Efficacité des ressources

Comme la consommation des ressources à l’échelle mondiale ne cesse d'augmenter, il est indispensable d’utiliser le plus efficacement possible toutes les ressources, qu’il s’agisse d’énergie, d’eau ou de matières premières. Cela signifie que nous aspirons à produire le plus possible avec un minimum d’intrants (ressources).

Produire plus avec moins et éviter des gaspillages inutiles de matières premières, c'est le credo de l’avenir. Enjeux économiques et écologiques vont ainsi de pair.

Les emballages servent avant tout à protéger les produits. Ils facilitent par ailleurs la manipulation lors du transport et servent en fin de compte aussi à la communication. Des emballages appropriés contribuent à améliorer la sécurité du produit et les délais de consommation et ménagent ainsi aussi les ressources. Aujourd’hui, une bonne partie des matériaux d’emballage sont dérivés du pétrole, ce qui explique la demande croissante de matériaux d’emballage alternatifs, non dérivés du pétrole. L’emballage du produit inclut aussi la possibilité d’influencer le recyclage ultérieur par le consommateur. C'est pourquoi nous voulons prendre en compte, dès le stade du design des produits, non seulement leur fabrication et leur utilisation, mais également de leur élimination. 


Concrètement, nous nous sommes fixés pour objectif de réduire d’ici 2020 de 10% le matériel d’emballage utilisé par tonne produite. Nous souhaitons également augmenter de 10% aussi bien le taux de recyclage que la part des matières premières renouvelables dans les emballages. 


En 2019, nous avons pu optimiser divers emballages grâce à une multiple réduction d’épaisseurs des matériaux. De plus, le choix de nouvelles étiquettes a fortement réduit l’utilisation de matériaux. L’utilisation uniforme d’une nouvelle qualité de carton ondulé sur tous les sites a permis de réaliser une économie considérable. Ainsi, nous avons pu réduire les quantités issues des processus d’emballage de 109,6 tonnes au total - un chiffre impressionnant. Il s’agit là de résultats très satisfaisants. Après une forte hausse en 2018 due à l’intégration des données d’emballage de notre filiale Schär, la consommation de matériaux par tonne produite a heureusement de nouveau légèrement baissé en 2019 (- 1,3%). 


À noter en l’occurrence la tendance à des emballages individuels toujours plus petits et esthétiques offrant davantage de fonctionnalité et de commodité. Ces facteurs augmentent certes l’utilité pour les clients, mais ils rendent en même temps nos objectifs dans le domaine de la réduction des emballages plus difficiles à atteindre. D’autres réductions d’épaisseurs des matériaux sont prévues pour 2020. Un projet de notre site de Courtepin doit également être mis en œuvre à Bazenheid dans ce domaine, ce qui entraînera une économie de 100 tonnes supplémentaires. 
 

spezifische Verpackungsmaterialien

 

Nous sommes une fois encore parvenus à augmenter aussi bien la part de matières premières renouvelables que la part de matières recyclées dans nos emballages, ce qui confirme que la tendance positive des dernières années s’est également poursuivie en 2019. 
Y a notamment contribué l’utilisation de certains films, pour lesquels la part de PET recyclé s’élève jusqu’à 70% du matériau. La filiale Schär apporte elle aussi une importante contribution avec l’utilisation de cartons à base de matières premières renouvelables pour l’exportation et la livraison de clients tiers.
Les emballages HybricFlat® sont utilisés notamment pour les articles de l’assortiment grillades. Cet emballage novateur se compose à 70% de matières premières renouvelables ainsi que d’un film plastique, qui se détache facilement du carton et peut être jeté avec les déchets ménagers. Ce film ne pèse que six grammes. Le carton est quant à lui recyclable et le nouvel emballage protège la viande contre les agents extérieurs avec autant d’efficacité que l’emballage PET employé auparavant. Après un lancement réussi et après qu’il soit devenu évident que l’HybricFlat® est non seulement très tendance mais qu’il répond aussi aux exigences des consommateurs, nous allons désormais étendre progressivement cet emballage à d’autres produits.
Par ailleurs, on a également emballé davantage d’articles avec le PaperLite, emballage en papier thermoformable. 
L’objectif intermédiaire pour 2019 n’a certes pas pu être tout à fait atteint, mais l’augmentation réjouissante de matières premières renouvelables de 2,6% points d’indice montre que nous sommes sur la bonne voie. La part de matériaux recyclés dans tous les emballages a également été augmentée de 1,2% point d’indice par rapport à l’année précédente. Toutefois, nous n’avons pas pu non plus atteindre entièrement l’objectif pour 2019. 
 

Nachhaltige Verpackungen

 

Emballages de la filiale Lüchinger + Schmid


Ayant impérativement besoin de protéger les œufs contre les chocs, la filiale Lüchinger + Schmid AG utilise beaucoup de carton. 92% des emballages utilisés au total sont composés de papier, de carton ou de carton ondulé, dont 96% sont certifiés FSC. Lüchinger + Schmid met l’accent non pas sur la réduction des films comme sur tous les autres sites du Segment I, mais sur l’utilisation d’emballages en matières premières renouvelables et en matériaux recyclés. L’année dernière, nous avons pu réduire considérablement non seulement la quantité d’emballages achetés pour un kilo de produit fabriqué (- 28%), mais aussi augmenter la part de matières premières renouvelables (+ 5%) et celle de matériaux recyclés (+ 10%) dans les emballages. La principale raison de cette considérable réduction d’emballages de 570 tonnes par rapport à l’année précédente est due à l’achat optimisé des emballages. On a acheté moins de quantités à stocker et ainsi eu également moins d’emballages à détruire parce que le layout était devenu désuet.
 

Verpackungen L +S


 

Éviter la production de déchets requiert la plus grande attention. Ceci peut être atteint en utilisant des processus de production efficaces et innovants, mais aussi grâce à une bonne planification. Nous faisons la distinction entre les déchets d’exploitation et les coproduits, les deux étant transformés et réutilisés avec la plus haute valeur ajoutée possible. Nous nous basons pour cela sur la pyramide de valorisation, qui établit les priorités pour l’utilisation de nos produits utiles. De plus amples informations à ce sujet sont disponibles sous "Micarna en bref - valorisation totale".

 

Verwertungspyramide

 

Concrètement, nous prévoyons de réduire nos déchets d’exploitation de 5 % d’ici 2020. En 2018, les déchets d’exploitations par tonne produite ont augmenté de 4 % pour atteindre 34 kg. Cette situation, peu réjouissante pour nous, a surtout été occasionnée par une quantité accrue de résidus provenant du décanteur de notre site de Courtepin; celle-ci a augmenté de manière très forte en raison d’une adaptation dans le procédé de flottation. Une analyse des sources des déchets d'exploitation actuellement en cours devrait nous permettre d’identifier les potentiels de réduction des déchets.

 

Menge Betriebsabfall

 

Pour les sous-produits aussi, nous avons enregistré en 2018 une hausse aussi bien d’un point de vue absolu que spécifique (c’est-à-dire par tonne produite). Une très forte augmentation de la quantité de sous-produits de volaille en est la cause. Le revers de la médaille de l’augmentation réjouissante de la production de poulet est l'absence de marché pour les morceaux de l'animal moins appréciés, de sorte que certaines parties (p. ex. cous et abats) doivent être davantage transformées en aliments pour animaux. Cette situation n'est pas satisfaisante pour nous et nous espérons pouvoir l'améliorer à nouveau en 2019.

 

Menge Nutzprodukte

 

 

Nous envisageons aussi de recycler 55% des déchets d'exploitation qui continuent à être produits. Pour les sous-produits, nous visons un taux de recyclage de 99%. Les 1% restants sont les parties des animaux qui, conformément à la loi, doivent être incinérées. 


Pour l'exercice 2019, le taux de recyclage de Micarna SA s’élève à 75.7%. Ce taux représente 54% pour les déchets d’exploitation (-1% par rapport à 2018) et 79% pour les sous-produits (-1% par rapport à 2018). De nombreuses tonnes continuent d’être incinérées. Pour les déchets d'exploitation, il s’agit surtout de films d'emballage high-tech multicouches qui ne peuvent pas encore être recyclés sur tous les sites. Concernant les sous-produits, outre les parties dont l’incinération est légalement obligatoire, ce sont surtout les plumes et les gros intestins qui entrent en ligne de compte pour finir aujourd’hui encore dans l’incinérateur. Bien que l’incinération permette également d’utiliser les sous-produits à des fins énergétiques (transformation par Centravo en combustible ou carburant neutre en CO2 et utilisation des cendres dans l’industrie du ciment), nous visons à long terme une valorisation à plus forte valeur ajoutée. 

Recyclinganteil Betriebsabfälle

 

Recyclinganteil Nutzprodukte

 

Dans notre filiale Lüchinger + Schmid, on a produit en 2019 11,6 kg de déchets d’exploitation par tonne produite, ces derniers recyclés à 16%. 


Ce faible taux très satisfaisant a pu être atteint notamment grâce à de nombreuses mesures de sensibilisation. Pour poursuivre nos améliorations au niveau des déchets d’exploitation, nous lancerons en 2020 le concept Greenoffice également dans notre filiale Lüchinger + Schmid. L’idée consiste à installer à la place des poubelles individuelles présentes, des conteneurs centralisés dans les bureaux pour séparer les matériaux selon des directives précises et éprouvées, afin d’offrir aux collaborateurs une alternative simple pour séparer leurs déchets et pouvoir ainsi continuer de réduire les quantités de déchets d’exploitation.


Les coquilles d’œufs ont été compostées et d’autres déchets alimentaires ont pu être soumis à un processus de fermentation puis transformés en énergie dans une installation de biogaz.

 

Abfallverwertung L+S

 

Nos objectifs en matière de perte alimentaire revêtent aussi une importance capitale. Conformément à notre définition, le perte alimentaire désigne tout ce qui serait comestible du point de vue de la législation sur les denrées alimentaires, mais qui est, par exemple, utilisé en tant que nourriture pour animaux et non pas comme denrées alimentaires. Nous distinguons ici les pertes alimentaires engendrées au cours du processus (p. ex. viande qui reste sur l’os, morceaux qui tombent par terre, produits périmés…) des pertes alimentaires engendrées en raison d’un manque de demande ou d’une demande insuffisante. Parmi ces dernières, on trouve par exemple les abats ou les graisses animales. Nous désignons les premières sous le terme de « pertes de production» et les dernières sous celui de «pertes de préférence». En 2019, près de 89% de notre perte alimentaire relevait de la catégorie «pertes de préférence». Nous valorisons la plus grosse partie de notre gaspillage alimentaire comme nourriture pour animaux. Seule une petite partie est incinérée (p. ex. des morceaux contenant du sel et des allergènes qu’il n’est pas possible d’utiliser dans la production de nourriture pour animaux). Notre objectif est aussi de réduire à zéro cette petite quantité de denrées alimentaires incinérées. 

 

Lebensmittelverluste

 

Concrètement, nous voulons réduire d’ici 2020 notre gaspillage alimentaire de 15%, et passer ainsi à 45,1 kg par tonne produite, tandis que nous avons visé en 2019 une réduction à 47,13 kg par tonne produite. Nous n’avons malheureusement pas pu atteindre cet objectif en raison de la forte augmentation (+ 7%) de pertes préférentielles. La cause principale est le marché saturé pour les sous-produits volailles. Malgré une augmentation impressionnante de produits volailles novateurs ces dernières années (p. ex. charcuterie de volaille), nous ne sommes pas parvenus à utiliser en 2019 la quantité totale des sous-produits en tant que denrées alimentaires. En particulier les cous et les abats ont dû être davantage transformés en aliments pour animaux. Par ailleurs, le filetage du saumon a repris en 2019 à Zurich, sachant que la quantité de sous-produits de saumon a fortement augmenté en conséquence.


La quantité totale d’aliments gaspillés a augmenté de 7% pour atteindre 56,12 kg par tonne produite. La réalisation de l’objectif d’ici 2020 n’est donc toujours pas réaliste. Au contraire, en raison de divers développements, il faut s’attendre à une nouvelle hausse du gaspillage alimentaire en 2020.

 

spezifische Lebensmittelverluste

 

De façon générale, nous sommes préoccupés par le fait qu’environ 89% de notre gaspillage alimentaire soit composé de pertes de préférence, c'est-à-dire de parties d’animaux pour lesquelles la demande sur le marché est faible. Comme Micarna dépend fortement du développement sociétal, son influence sur la réduction des pertes de préférence est malheureusement limitée. Il nous faut donc encore améliorer la problématique du gaspillage alimentaire, en particulier en ce qui concerne les efforts dans le cadre de «Nose to Tail». «Nose to Tail» est une philosophie des denrées alimentaires qui vise, par respect pour l'animal, à utiliser toutes les parties – de la tête à la queue – et à étendre l’offre correspondante. Vous trouverez de plus informations à ce sujet sous "Micarna en bref - Nose to Tail".